Photo par Aynkán Dropsy Giménez

À travers l’exploration des nouvelles technologies,
notamment la modélisation 3D et l’intelligence
artificielle, en dialogue avec des pratiques
sculpturales, mon travail interroge les dérives d’une
société dont je rejette l’idéologie dominante.
J’inscris ma démarche dans une perspective
dystopique et spéculative, où l’anticipation devient un
outil critique.
En créant des œuvres baroques et absurdes, je
mets en scène un face-à-face troublant entre
l’humain et la vanité de ses actes.

Mon travail s’appuie sur les codes de la science-fiction
et de l’uchronie pour proposer une satire des
excès du capitalisme et des logiques néo-libérales qui
façonnent notre monde.
La collapsologie, dans cette optique, devient pour moi
une forme contemporaine du memento mori, une
méditation sur l’éphémère et la trace laissée par
l’humanité.
J’utilise des matériaux conçus pour traverser le
temps, témoins de notre passage tout en portant
en eux l’empreinte de notre fragilité. Cette
tension entre pérennité et dégradation constitue
une métaphore centrale de mon travail.